Kératocône : les réponses du Dr Kamel Hamouche

Ce sont les questions que les patients posent chaque jour à la Clinique Hamouche. Les réponses sont celles du Dr Kamel Hamouche — qui a introduit les anneaux intracornéens en Algérie en 2005 et qui est aujourd'hui le seul en Afrique à poser les CAIRS.

Le kératocône peut-il revenir après l'opération ?

Le kératocône est une maladie génétique et évolutive : il ne guérit pas, on le freine. Il se stabilise de lui-même vers 36 à 40 ans.

Les interventions pratiquées entre 14 et 40 ans freinent son développement et le stabilisent, en régularisant et en solidifiant la cornée.

Sans intervention, il s'aggrave, et l'évolution se termine par une greffe de cornée.

Le cross-linking corrige-t-il la vue ?

Non. Le cross-linking ne corrige pas la vue. C'est un traitement qui associe la riboflavine et la lumière ultraviolette pour rigidifier et solidifier la cornée, afin de l'empêcher de se courber davantage.

Il stabilise — il ne remplace pas une correction. Ce qui est possible ensuite pour la vue se décide après examen.

Faites-vous la greffe de cornée ?

Non, la Clinique Hamouche ne pratique pas la greffe de cornée : en Algérie, les greffons sont importés par l'État et réservés aux centres hospitalo-universitaires.

Mais la vraie question est ailleurs : où en est votre kératocône aujourd'hui ? La plupart des gens l'ignorent — et le plus souvent, il n'y a pas besoin de greffe. Il y a besoin d'un examen, et d'être pris en charge à temps. C'est exactement ce qui évite d'en arriver là.

Combien de temps faut-il attendre pour des anneaux CAIRS ?

Les anneaux CAIRS viennent des États-Unis. Comptez entre un et trois mois au maximum.

Ce délai ne dépend pas de la clinique — nous travaillons à le raccourcir.

Mes examens datent d'un an. Faut-il les refaire ?

Oui. Une topographie est valable six mois au maximum.

Au-delà, il faut la refaire : l'œil change, les structures de l'œil évoluent, et l'indication change avec elles — surtout dans le kératocône, qui est une maladie évolutive. Des examens d'il y a un an ne décrivent plus votre œil d'aujourd'hui.

Comment cela se passe-t-il, concrètement ?

1. L'EXAMEN — Vous voyez un ophtalmologiste de la Clinique Hamouche : mesure de la vision, tension oculaire, biomicroscopie du segment antérieur, et au besoin un fond d'œil. C'est la consultation, à 2000 DA.

2. LES EXAMENS COMPLÉMENTAIRES — Une topographie de la cornée.

3. LA PROPOSITION — Votre médecin vous revoit avec tous ces examens, les étudie, et vous propose les solutions les plus appropriées à votre cas.

4. L'ANALYSE DU DR KAMEL HAMOUCHE — Votre dossier lui est transmis pour analyse et indication.

À savoir : si vous portez des lentilles, il faut les retirer avant les examens — une semaine pour les souples, quinze jours pour les rigides.

Le Dr Hamouche va-t-il m'examiner lui-même ?

Le Dr Kamel Hamouche est le propriétaire fondateur de la Clinique Hamouche d'ophtalmologie du Val d'Hydra. Il ne réalise plus d'actes lui-même — ni consultation, ni chirurgie.

Il fait autre chose, et c'est ce qui compte pour vous : il forme les médecins de la clinique, il les supervise, et c'est lui qui décide de l'acte, après avoir analysé les trois étapes de votre dossier.

À la clinique, vous êtes examiné par ses ophtalmologistes. L'indication que vous recevez, elle, est la sienne.

Peut-on payer l'intervention en plusieurs fois ? Existe-t-il une convention ?

Pour le moment, non : l'opération se règle en une fois. La clinique travaille actuellement avec une banque pour permettre un paiement échelonné — ce n'est pas encore en place.

La clinique n'est pas conventionnée.

Cela ne change rien à la consultation : elle est à 2000 DA, et c'est elle qui vous dira exactement où vous en êtes.