Ce sont les questions que les patients posent chaque jour à la Clinique Hamouche. Les réponses sont celles du Dr Kamel Hamouche, qui a introduit le laser excimer en Algérie en 1994 et le femtoLASIK en 2005.
Après les examens, un patient peut être éligible à plusieurs techniques. On lui explique alors les avantages et les inconvénients de chacune.
Quand les examens orientent vers une seule, le médecin lui explique pourquoi celle-là est la plus adaptée à son cas : sa cornée et son œil ont parlé, et ils ont décidé de la technique.
Une cornée fine élimine les fortes myopies — et elle ouvre deux autres portes.
Le laser est une chirurgie ABLATIVE : il retire de la matière sur la cornée. L'ICL est une chirurgie ADDITIVE : on introduit à l'intérieur de l'œil une lentille qui corrige les défauts optiques. Elle fait le même travail sans toucher à la cornée, et c'est une chirurgie sûre, sans effet secondaire majeur.
La chirurgie du cristallin clair, elle, remplace le cristallin par un implant calculé pour corriger les défauts optiques — c'est le principe de la chirurgie de la cataracte.
Une cornée fine n'est pas une porte fermée. C'est une autre porte.
Toutes ces chirurgies sont indolores. Une prémédication par voie orale et une anesthésie topique — des gouttes — suffisent dans 99 % des cas.
En général, la vision est récupérée au plus tard le lendemain.
Seule exception, la PKR : cinq à sept jours, le temps que la surface de la cornée se reconstitue.
C'est définitif, mais pas à vie — et la nuance compte.
La myopie corrigée ne revient pas. Mais les structures de l'œil se modifient avec l'âge, et la vision baisse de nouveau au moment où apparaît la cataracte.
Et il faut dire ceci, que l'on dit rarement : LA MYOPIE A DEUX VOLETS. Un volet optique — celui que corrigent les lunettes, les lentilles, le laser ou l'implant. Et un volet médical, dont les effets sont vitréo-rétiniens.
Le myope doit avoir un suivi médical même s'il n'a jamais été opéré : il est exposé à des atteintes de la rétine — déchirure, décollement du vitré (mouches volantes, éclairs lumineux), décollement de rétine, dégénérescence maculaire.
La correction au laser n'est pas un vaccin.
Vous reprenez une vie normale dans la semaine.
La piscine : après trois à quatre semaines.
Les sports de combat : un mois d'abstention dans les chirurgies avec capot — LASIK et femtoLASIK.
Le laser est déconseillé au-delà de −10 dioptries — sauf si la cornée est épaisse, entre 580 et 600 microns.
Quand le laser n'est pas possible, la porte de l'ICL s'ouvre, à condition que la chambre antérieure dépasse 2,8 mm.
Cela dit, l'ICL n'est pas réservée à ceux que le laser a refusés : c'est une solution à part entière.
Le kératocône, la cataracte, et certains profils psychologiques.
Et une chose essentielle : le laser et les autres techniques corrigent la vision — ce sont des alternatives aux lunettes et aux lentilles. En aucun cas le candidat ne doit comprendre que le laser donne 10/10 à tout le monde.
La vision que vous avez avec vos lunettes, vous l'obtiendrez sans elles. C'est cela, le résultat : l'indépendance aux lunettes et aux lentilles.